Un programme à la Une :
le tapir terrestre au Brésil
Dans la région brésilienne du Pantanal, ABCR soutient un programme de conservation dédié au tapir terrestre, une espèce classée "vulnérable" par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). En juillet 2012, Aude Desmoulins (département Sciences et Conservation du ZooParc de Beauval), coordinatrice du Programme Européen d'Élevage des tapirs, a participé sur place à une nouvelle mission.

Les objectifs du programme
Mises en œuvre plusieurs fois par an depuis 2008, les opérations de terrain menées par l'Instituto de Pesquisas Ecológicas (IPE) et supervisées par Patricia Medici permettent :
- de mieux connaître le tapir terrestre grâce à l'établissement de son profil sanitaire (évaluation de son état de santé, identification de maladies infectieuses...) et au décryptage de son organisation sociale.
- de le protéger plus efficacement, en communiquant auprès du grand public à travers les médias locaux, mais également via des opérations de sensibilisation et des interventions dans les écoles.
Des actions de terrain...

Partenaires essentiels du programme, les propriétaires de la Fazenda Baia das Pedras mettent les 17 000 hectares de leur propriété à la disposition des scientifiques. Chaque matin, l'équipe de biologistes et vétérinaire(s) a contrôlé les installations permettant d'immobiliser des tapirs pour une courte durée. L'approche de cinq tapirs a ainsi permis de collecter des données physiques et biologiques : relevé de mensurations, photographies de dentitions, prélèvements de tiques, prises de sang. D'autre part, l'équipe a retiré un collier radio-émetteur dont un tapir était équipé pour en extraire une multitude de données GPS, mais a également pu équiper d'un collier deux animaux supplémentaires.
Pour compléter et préciser ces données télémétriques, les membres de l'équipe ont pris part à des sessions de radio-tracking, utiles pour suivre en direct les déplacements des tapirs dans l'espace et déterminer leurs périodes d'activité et de repos.

Activées de manière permanente, une caméra ainsi qu'une quinzaine d'appareils photographiques à détecteur de mouvements sont mises en place à proximité de chacune des installations. Les multiples images enregistrées lors de passages d'animaux devant l'objectif ont ainsi été quotidiennement recueillies.

Au sein du laboratoire implanté à la fazenda, l'équipe a effectué, outre un travail d'identification des tapirs approchés, l'analyse des échantillons prélevés sur ces derniers. Les images récoltées sur le terrain ont pu y être traitées et classées. Un travail nécessaire pour appréhender l'évolution de la population de tapirs de la région (dénombrement des individus, naissances...) et pour étudier leur organisation sociale. Les clichés d'autres animaux surpris par l'objectif, tels que cervidés, pumas, tatous, fourmiliers ou encore coatis, ont quant à eux été conservés pour d'autres chercheurs ou de futures études.
... pour le futur

La multiplication de ce type de missions favorise la compilation de données scientifiques et constitue une base essentielle à l'avancée du programme dédié aux tapirs terrestres. Les techniques et équipements utilisés dans le cadre de ce projet s'avèrent en outre profitables à l'étude d'autres espèces présentes sur la même aire de répartition. Tel est le cas des tatous géants, auxquels est consacré un programme de conservation soutenu en 2012-2013 par ABCR. Un nouveau projet vise par ailleurs à évaluer le degré de prédation des pumas sur le bétail, principale cause de conflit entre l'homme et l'animal.

Notre partenaire dans ce programme de conservation :
IPE, Instituto de Pesquisas Ecológicas







