Mise en place d'un collier émetteur sur un éléphant. © ECOPAS.
H.Boulet
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Dernières
News : Décembre 2004 - Mars 2005
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De retour en Afrique de l’Ouest depuis début
décembre 2004 pour ma dernière session de
travail de terrain, mon temps se partage entre la recherche
et le suivi au sol des groupes d’éléphants
et les survols en ULM du Parc du W pour le monitoring de
leur distribution.
Le suivi des unités familiales se révèle
assez difficile : les femelles leaders sont particulièrement
agressives et n’hésitent pas à charger
dès qu’elles détectent une odeur ou
un bruit inhabituels. Des conditions d’observation
un peu plus « sécurisées » sont
cependant possibles comme des affûts aux mares fréquentées
; l’objectif étant cette année d’associer
leur comportement (alimentation, déplacement, repos)
aux différents habitats qu’ils traversent.
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(© Audrey
IPAVEC) Groupe observé après affût à la
mare de Nyafarou.
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En Décembre 2004 et en Mars 2005,
j’ai pu effectuer le survol de la totalité de
la composante nigérienne du Parc Régional du
W. J’ai ainsi pu, à chaque passage, localiser
plus de deux cents éléphants.
La prise de photos permet de déterminer l’effectif exact des groupes
survolés et si la qualité est suffisamment bonne d’en établir
la composition (nombre de mâles, nombre de femelles, âges). |
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(© Audrey IPAVEC). Survol d'un
groupe. |
Le
Programme du W
Bilan des Activités : Sessions de terrain 2003 & 2004
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La première session
de terrain (2002-2003) fut essentiellement consacrée à :
- la rencontre des partenaires et la découverte
du terrain,
- la collecte systématique des travaux réalisés afférant à l’étude
de la grande faune, et de la population d’éléphants en
particulier,
- la mise en place de plusieurs protocoles de suivi afin d’en évaluer
l’efficacité en terme de résultats obtenus (transects pédestres,
transects en voiture),
- la participation au comptage aérien total de tout le complexe WAP, organisé par
le Programme MIKE (Monitoring Illegal Killing of Elephants)
- la finalisation du projet de pose de balises ARGOS sur quelques éléphants
du complexe W. |
L'équipe
support terrestre rejoint l'équipe anesthésie
© ECOPAS. |
RADIO-TELEMETRIE
: une première pour le Parc W !
En collaboration avec l’IGF – Fondation
Internationale pour la Sauvegarde de la Faune, 4 femelles éléphants
appartenant à des groupes différents ont été équipées
de colliers émetteurs ARGOS-VHF au cours du mois
de Janvier 2004. Les balises ARGOS émettent automatiquement
des messages reçus par les satellites en orbite
terrestre basse. Ces derniers les transfèrent
vers des stations terrestres qui les transmettent à leur
tour aux centres de traitement ARGOS. Le calcul de la
position des émetteurs, le traitement des données
et leur mise à disposition des utilisateurs y
sont alors réalisés. Ainsi, les coordonnées
géographiques des éléphants suivis
sont obtenues presque instantanément par consultation
du site Internet d’ARGOS. |
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Quatre équipes
ont alors été constituées pour cette
opération de marquage :
1. équipe anesthésie (vétérinaire expert en faune
sauvage, pisteur armé chargé de la sécurité)
2. équipe support terrestre (acheminement du matériel, aide à la
réalisation des mesures prises sur l’animal anesthésié
3. support aérien – ULM/TETRAS du Groupe Aérien National
du Niger (GAN) : identification des groupes d’éléphants,
conduite des équipes au sol jusqu’au site de capture, guidage de
l'équipe anesthésie vers les animaux, attente de la capture, identification
de l'animal fléché et sécurisation de la zone, suivi de
la phase de réveil de l'animal et orientation des équipes au sol
vers le lieu de stationnement des voitures.
4. équipe voitures. |
L'équipe anesthésie, armée de fusils hypodermiques
pour endormir les éléphants afin de leur poser les colliers.
© ECOPAS. H.Boulet
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Ainsi, la première femelle immobilisée fréquentait
la Zone Cynégétique de la Djona, au Bénin.
Les trois autres ont été marques dans la
zone de la Tapoa, composante nigérienne du Parc
Régional du W.
Les informations issues de ce suivi «à distance» sont
alors intégrées dans le système d’information
géographique et environnemental, couplées
aux données de terrain, particulièrement
celles issues des protocoles de suivi au sol et de suivi
aérien. |

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Réveil d'un éléphant après la pose du
collier. © ECOPAS. H.Boulet |

Audrey dans l'avion du suivi aérien
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SUIVI AERIEN
Le suivi aérien
(utilisation d’ULM – TETRAS) est apparu comme
l’approche complémentaire du suivi pédestre
optimale pour répondre aux objectifs de la thèse à travers
tous les avantages qu’il offre :
- le travail à grande échelle : un gain de données précieux
pour l’analyse statistique
- une souplesse d’échantillonnage adaptée pour l’analyse
spatiale (par ex. indépendance vis-à-vis du système de
pistes)
- un travail à l’échelle du paysage : un suivi par ULM
permet de travailler à l’échelle du domaine vital des espèces
d’intérêt et des ressources. On est ainsi en mesure de relier
la distribution spatiale des animaux à des éléments de
ressources à l’échelle du paysage (habitats : « types
de végétation » fréquentés, niveau de productivité primaire
des zones fréquentées, distance aux mares, distance à des
zones de présence du bétail, etc.)
- un suivi en temps réel à partir de photographies de la distribution
spatiale des animaux.
Depuis février 2004, une couverture aérienne systématique
du Parc W a été mise en place sur une base bimestrielle.
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