Les okapis

Découvert au début du XXème siècle, l’okapi, à l’origine classé parmi les équidés, appartient en réalité à la même famille que la girafe : les giraffidés. Des études morphologiques approfondies ont en effet permis aux scientifiques de mettre en évidence ce lien de parenté.

L'okapi partage de nombreuses caractéristiques avec la girafe. Tous deux possèdent un long cou, même si celui de l'okapi est plus réduit. L'okapi marche à l’amble, ses deux membres latéraux avançant simultanément : les deux de gauche puis les deux de droite. Il présente aussi des cornes osseuses appelées "ossicônes". Celles-ci ne sont présentes que chez les mâles okapis, alors qu'elles apparaissent aussi bien chez les mâles que chez les femelles girafes. La longue langue est également un point commun aux deux espèces. Elle mesure environ 30 cm et permet d'attraper les feuilles des arbres situées en hauteur.

Contrairement à la girafe, l'okapi vit de manière solitaire. Mâles et femelles ne se rencontrent qu’au cours de la saison de reproduction. Les petits voient le jour après une gestation d'une quinzaine de mois. Ils sont alors capables de téter après seulement 20 minutes et prêts à suivre leur mère deux jours plus tard. Ils passent ensuite les deux premiers mois de leur vie dans un nid, caché au milieu de la végétation. Ce comportement permet de diminuer tout risque de prédation mais également d'économiser au maximum l'énergie assimilée grâce au lait de la mère. Le sevrage a lieu autour du 6ème mois.

L’okapi est menacé dans son milieu naturel, à cause du braconnage et de la disparition de son habitat. L’animal ne vit que dans les forêts denses de la République Démocratique du Congo, où sévit, en outre, une guerre civile de longue date, entraînant une perte de contrôle des autorités locales quant à la préservation des espèces animales.

À l'époque seuls représentants de leur espèce en France, les okapis sont arrivés au ZooParc de Beauval en 2005. L'association Beauval Nature s'est depuis associée à la fondation Gilman International Conservation pour contribuer à leur protection dans la nature. Si l’instabilité politique qui règne en République Démocratique du Congo entrave partiellement les actions de terrain, le partenariat a déjà permis d'atteindre de nombreux objectifs.

Le saviez-vous ?

L'okapi mange régulièrement du charbon de bois trouvé suite à des incendies de forêts. Celui-ci constituerait un excellent antidote contre les toxines que l’animal ingère via ses aliments habituels (comme l'euphorbe par exemple), parmi lesquels une majorité de plantes toxiques pour l'homme.