Diables de Tasmanie - ZooParc de Beauval

Diables de Tasmanie

Un marsupial sulfureux

Le diable de Tasmanie, animal endémique de l’île de Tasmanie au sud de l’Océanie, est aujourd’hui le plus grand marsupial carnivore d’Australie, bien qu’il ne dépasse pas la taille d’un chien.

Ces chasseurs nocturnes ont la réputation d’être particulièrement voraces, et pour cause ! Du wallaby au wombat, en passant par les moutons et autres animaux d’élevage, tout ce qui passe à portée de leurs puissantes mâchoires fera office de repas. La plupart du temps cependant, ils se contentent de quelques charognes et ne chassent qu’en cas de manque de nourriture.

En dépit de son apparence, de son alimentation et de son nom, le diable de Tasmanie est en réalité timide, méfiant et ne s’attaque à l’Homme que s’il se sent menacé. Une réputation houleuse à demi méritée donc, qui n’a pas empêché l’espèce de devenir l’un des symboles de l’Australie, et d’être représentée sur des pièces de monnaie ou en mascotte d’équipes sportives.

Décimée par la maladie

Malheureusement, l’espèce est victime, depuis les années 1990 environ, d’une épidémie provoquant des cancers de la face (appelée DFTD pour Devil Facial Tumour Disease) et la population des diables a drastiquement chuté. Pour enrayer la contagion, les autorités australiennes ont mis en place un programme de conservation de l’espèce en partenariat avec le Zoo de Copenhague, visant à la reproduction et la réintégration de spécimens sains dans l’écosystème Tasmanien.

Un prédateur opportuniste

Les diables de Tasmanie vivent de façon éparse sur tous les territoires de l’île, mais ont une préférence pour les zones boisées peu denses ou les régions agricoles. Ils peuvent y trouver plus facilement de petites proies ou quelques carcasses d’animaux à dévorer goulument. Si le repas s’avère trop copieux, ces marsupiaux n’hésiteront pas à créer un abri temporaire à l’intérieur même de leur repas.

En guise d’habitat, ils profitent également des terriers laissés à l’abandon par leurs proies pour s’abriter et se reproduire. Après 21 jours de gestation, la femelle diable donne naissance à une vingtaine de nouveaux-nés, réfugiés dans sa poche ventrale. La compétition féroce à l’intérieur de la poche maternelle mènera à la survie d’environ 1/5 de la portée qui sortira à l’air libre au bout de 5 mois. Les petites terreurs de Tasmanie seront prêtes à arpenter le monde un mois plus tard.

Le saviez-vous ?

Les diables de Tasmanie doivent leur nom à leur cri strident qui résonne à travers les territoires de l’île à la nuit tombée. Les colons européens, isolés en terre inconnue, furent saisis par la peur en entendant ces hurlements sortir des bois et les associèrent immédiatement au Diable. En réalité, ces marsupiaux utilisent leur grognement pour dissuader d'éventuelles menaces ou protéger leurs terriers et nourriture.

Cape et Cluan, sont les premiers diables de Tasmanie à être accueillis en France. Le ZooParc de Beauval a été choisi par le Zoo de Copenhague pour participer au programme de conservation des diables et sensibiliser le public à la situation préoccupante de cette espèce rare.

  • Classe
    Mammifère
  • Régime Alimentaire
    Carnivore
  • Gestation
    21 jours
  • Portée
    20 à 30 individus
  • Distribution
    Île de Tasmanie (Océanie)
  • Habitat
    Forêts de Tasmanie
Diables de Tasmanie - ZooParc de Beauval
Diables de Tasmanie - ZooParc de Beauval

Statut de conservation

légende

  • NE : Non évalué
  • DD : Données insuffisantes
  • LC : Préoccupation mineure
  • NT : Quasi menacé
  • VU : Vulnérable
  • EN : En danger
  • CR : En danger critique
  • EW : Éteint à l'état sauvage
  • EX : Éteint

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